Histoire

Sans tomber dans le storytelling, Holis-TIC est d’abord l’histoire d’une rencontre entre Nadine Jouanen et François Duport. Une longue discussion entre Paris, Bruxelles et Orléans. La géographie physique ayant ses propres limites, les échanges se multiplièrent par le biais de mail, de chat et de carte heuristique. Une sorte de veille de la maturation. Stephanie Vincent a mis une pierre à l’édifice. Le réseau fait sens à chaque étape. L’objectif est de rendre automne le projet, donc de partager.

Genèse : nous avons vécu l’entreprise et des systèmes similaires. Le constat est un manque de réactivité et le sentiment de nourrir la bête avec la frustration de la mise sous tutelle. Soyez innovant mais pas trop… Soyez productif pour notre plus grand bénéfice. Par certains aspects, c’était la description que proposait Thierry Crouzet dans le peuple des connecteurs. L’autonomie vis-à-vis des organisations et des liens de subordination. Comment concilier ces deux points ?
A force de lire des livres sur le web 2.0, les notions d’apprenance, la complexité, le mouvement open source, les nouveaux modèles économiques et les besoins de développement durable, toute cette littérature questionne plus qu’elle ne répond.

Il fallait poser sur la table quelques idées forces. A Bruxelles donc. Ce qui donne une ambiance surréaliste à cette journée de travail, c’est la neige qui tombe en ce premier jour de printemps 2008.

On a tout d’abord construit une carte heuristique avec quelques idées maîtresses :

  • se faire plaisir et approfondir nos sujets de prédilections
  • pas de structure administrative ou commerciale
  • une marque commerciale en accès libre pour les acteurs de la formation
  • un développement en réseau et une organisation en mode projet
  • Penser global et agir local (glocal) aussi bien d’un point de vue humain que technologique
  • mettre en accès libre nos méthodologies et réflexions (adaptation du modèle open source au monde des services)

Il fallait juste un nom pour la marque : holis-tic est tombé sous le sens. Les noms de domaine étaient disponibles. Le dépôt auprès de l’INPI aussi.

On se retrouve devant un paradoxe : utiliser les armes de la propriété intellectuelle pour développer du bien commun. Le mouvement open source est un adepte de la chose. D’ailleurs Wikipedia est une marque commerciale déposée, tout comme Mozilla ou Linux. Saut qu’une licence définit les droits et devoirs d’usage. Par contre, ce type de démarche est à notre connaissance peu courant dans le domaine des services.

C’est l’été et nous baptisons le projet avec quelques connaissances proches sur les bords du canal de l’Ourcq, le 24 juin 2008.

Trackback URI | Comments RSS

Leave a Reply